Il existe différents traitements qui permettent de soulager le patient en attendant la mise d’une prothèse de genou. On peut essayer un traitement par injections d’acide hyaluronique (= visco-supplémentation), de la kinésithérapie, ..
Si ces traitements sont inefficaces, ou que l’arthrose est trop avancée (destruction osseuse importante, déficit de mobilités articulaires fixés), on décidera alors de l’intervention. 

L’âge du patient est un facteur important à prendre en compte pour décider d’une intervention. Plus le patient est jeune, plus on aura tendance à attendre avant de prendre la décision.
Cela dit, s’il s’agit d’une arthrose très douloureuse et invalidante, qui dure depuis suffisamment longtemps (généralement plusieurs mois voire plusieurs années) et que tous les moyens conservateurs ont été utilisés et sont devenus inefficaces, la décision de poser une prothèse est entièrement justifiée. Il n’y a aucun bon sens à laisser échapper la vie présente alors qu’on est à l’âge ou on en a le plus besoin, sous prétexte qu’on n’a pas atteint « l’âge de la prothèse ».
L’intervention se déroule en hôpital de jour, et se fait sous arthroscopie. L’arthroscopie est une technique chirurgicale mini-invasive qui consiste à introduire (via de petites incision) une caméra et des instruments dans le genou.
Grace à son côté mini invasif, cette technique opératoire permet une rééducation rapide.
Lors de la consultation pré-opératoire, l’anesthésiste vous expliquera les différentes possibilités d’anesthéise (anesthésie générale ou rachi-anesthésie).
 

En règle générale, le patient peut reprendre appui sur la jambe opérée dès le réveil et la marche en appui complet est autorisée (parfois avec l’aide de cannes).
Les plaies sont protégées par un pansement plastifié qui en principe ne sera ôté que lors de l’ablation des fils (après 10 à 15 jours). Il ne faut pas changer les pansements, sauf s’ils venaient à se décoller avant l’ablation des fils.
 
Pendant la première semaine qui suit l’intervention, il est donc déconseillé de faire de longues marches (randonnée, shopping etc.) mais les déplacements normaux et obligatoires à domicile sont parfaitement autorisés (aller à table, aller à la toilette etc.).
La reprise d’un travail à un bureau est donc tout à fait possible.
La conduite automobile peut être reprise après quelques jours.

Oui, c'est normal.

Les tissus opérés ont tendance à saigner. Ce saignement peut être plus important ou se prolonger plus longtemps chez certains patients que chez d’autres.. Ces hématomes ont tendance à se rassembler dans la partie la plus déclive du membre inférieur. Ces hématomes ne sont donc pas inquiétants mais peuvent être temporairement gênants.
Oui, c'est normal.

Le gonflement qui se produit au niveau du genou constitue un obstacle à la circulation veineuse de retour ce qui peut provoquer l’apparition d’un œdème de toute la jambe et du pied. Pour lutter contre ce gonflement, il est conseillé de garder autant que possible la jambe surélevée et porter des bas élastiques de contention à mettre le matin avant de se lever
 
Oui c'est normal.

Il y a toujours un gonflement articulaire après la mise en place d’une prothèse. Le gonflement est dû au saignement de tissus pendant et après l’opération et également à la réaction inflammatoire qui se produit systématiquement après toute intervention chirurgicale.
Le gonflement postopératoire normal reste généralement modéré et a tendance a régresser en quelques semaines après l’opération. 

 
Outre la visite destinée à l’ablation des agrafes (vers deux à trois semaines postopératoires) il faut prévoir une visite de contrôle chez votre chirurgien vers six semaines, trois mois, six mois et un an après l’intervention.
Il s’agit bien sûr du protocole standard de suivi postopératoire en l’absence de toute complication. Si vous avez le moindre doute sur l’évolution de votre opération, n’hésitez pas de contacter la secrétaire pour prendre un rendez-vous en semi urgence afin de de vérifier la situation en cours.

Après une opération du genou, les muscles de la cuisse peuvent passer par une phase de faiblesse temporaire. Poser le poids du corps sur un membre inférieur dont les muscles sont faibles peut entraîner un « dérobement » (le genou flanche) avec parfois risque de chute. Les cannes permettent d’éviter ce risque et de marcher en sécurité aussi longtemps que la faiblesse musculaire persiste.

Par contre, s’il n’y a pas de faiblesse musculaire, l’usage des cannes n’est pas forcément obligatoire. Certains patients opérés en mode rapide ou ambulatoire sont capables de marcher en appui complet sans l’aide de cannes , dès le soir même de l’opération.

La durée d’utilisation des cannes est donc très individuelle et peut varier de quelques jours à quelques semaines.

L’usure du cartilage est irréversible et ne guérit pas spontanément. L’évolution naturelle se fait vers une dégradation progressive de l’articulation, une limitation de plus en plus importante des mobilités et une marche de plus en plus difficile.
Les anti-inflammatoires et les anti-douleurs qui peuvent suffire au départ finissent par ne plus être efficaces. C’est à ce moment que se pose la question d’une intervention chirurgicale.
Le but de l’opération est le soulagement de la douleur, la récupération des mobilités de l’articulation et la reprise normale de la marche.
Classiquement, la durée moyenne d’hospitalisation est de 4 à 5 jours, après quoi, le patient est en général suffisamment autonome pour rentrer chez lui. Néanmoins, grâce aux techniques que nous utilisons, ce délais s’est raccourci ; et souvent un retour est possible après 2 ou 3 jours.
Chez les patients qui qui présentent des pathologies connexes qui « retardent » une rééducation classique,il est possible d’envisager un séjour en revalidation. Dans ce cas, vous pouvez prendre contact avec le service social de l’hôpital Delta (02 434 80 69 / 02 434 80 73 ) en vue de prendre les dispositions nécessaires avant votre hospitalisation .
En général, les patients regagnent une mobilité au moins égale à celle qu’ils avaient avant l’intervention et, très souvent, davantage. Il faut toutefois savoir que la mobilité articulaire dépend non seulement du mécanisme articulaire lui-même, qui lui est remplacé par la prothèse, mais aussi des tissus mous avoisinants (muscles, tendon etc.) qui eux, ne sont pas remplacés lors de l’intervention. Une prothèse réalisée dans un genou dont les tissus mous s’étaient fortement enraidis ( séquelles traumatique, ankylose etc.) peut évoluer vers une récupération incomplète de la mobilité.
En règle générale, après la mise en place d’une prothèse, le patient retrouve une fonction normale ou pratiquement normale pour les activités de la vie quotidienne et les sports légers (vélo, marche, natation). Les patients qui étaient fort actifs avant l’intervention, vont retrouver le même niveau d’activité en post-opératoire (ski, tennis, randonnée..).
La plupart des patients signalent des douleurs occasionnelles et généralement régressives pendant les trois à six premiers mois postopératoires mais il faut parfois attendre un an pour que les douleurs aient totalement disparu.
Le but de la prothèse du genou est d’enlever les zones d’os et de cartilage qui sont usés, et de les remplacer par des pièces artificielles ayant les mêmes formes.
La prothèse totale du genou comporte trois parties: la partie fémorale, la partie tibiale et la partie rotulienne. Entre la pièce fémorale et la pièce du tibiale, on met un « insert » en polyéthylène.
L’intervention dure en moyenne 60 à 90 minutes. 
La prothèse totale du genou peut être réalisée sous rachi-anesthésie ou bien sous anesthésie générale. C’est votre anesthésiste qui décide avec vous de la meilleure anesthésie en fonction de votre état de santé.
Une articulation est la « connexion » entre différentes surfaces osseuses. Les surfaces osseuses sont couvertes par le cartilage qui permet une fonction harmonieuse de l’articulation : mobilités optimales et diminution des contraintes au niveau de l’os sous-jacent. 
L’arthrose est l’usure du cartilage, qui s’accompagne de remaniements au  niveau de l’os sous-jacent.  Cette situation engendre des douleurs, ainsi qu’un enraidissement (diminution des mobilités articulaires).
Cette « dégénérescence » articulaire se fait sur plusieurs années. Les premières années, ces symptômes passent inaperçus, avant de progressivement se répercuter sur la qualité de vie
 

Les complications immédiates

  • L’infection est une complication redoutable mais tout à fait exceptionnelle. Cette infection peut nécessiter la réalisation de plusieurs interventions chirurgicales complémentaires (arthroscopie lavage, ablation de la prothèse et remise en place d’une nouvelle prothèse etc..)
  • La phlébite : il s’agit de la formation d’un caillot dans une veine malgré le traitement anticoagulant mis en route après l’intervention. Ce caillot peut se détacher et remonter jusqu’aux poumons pour provoquer une embolie pulmonaire.
  • La raideur :Un genou qui ne récupère pas assez vite sa mobilité peut s’enraidir progressivement. Si cela se produit dans les quelques semaines qui suivent l’opération, le chirurgien proposera souvent la réalisation d’une « mobilisation sous narcose ». 

Les complications tardives

  • L’infection tardive : une prothèse articulaire peut à tout moment s’infecter plusieurs mois ou même années après l’intervention si elle est contaminée par un foyer infectieux développé à distance. Dès le moment où vous êtes porteurs d’une prothèse, vous devez être particulièrement vigilant(e) à soigner précocement le moindre foyer infectieux susceptible de se produire dans votre organisme quelle qu’en soit la localisation (foyer infectieux dentaire, intestinal, plaies cutanées, infection gynécologique ou urinaire etc.) . 
  • L’algodystrophie: Il s’agit d’une réaction anormale de l’organisme à la douleur. En phase aigüe, elle se caractérise par des douleurs exacerbées, des troubles circulatoires  et nerveux sensitifs (peau rouge ou violacée, sudation cutanée, peau hypersensible, œdème, raideur articulaire etc..) Au stade chronique, l’algodystrophie provoque souvent une perte importante de mobilité avec œdème chronique et douleurs chroniques. Ils régressent en général avec le temps mais peuvent laisser des séquelles définitives (perte de mobilité articulaire etc…).

Il y a deux types de médications :
 

  • les antidouleurs/anti-inflammatoires  sont conseillés pour quelques jours. Mais, il n’y a aucun intérêt à les prendre si le genou est indolore.
  • Les anticoagulants. En fonction de votre chirurgien, il vous sera demander de réaliser des injections d’héparine en sous cutané pendant 10 jours.

En fonction de la lésion méniscale, le chirurgien réalisera une méniscectomie ou une suture méniscale. La décision définitive ne peut être prise que per-opératoire. Néanmoins, en fonction de différents critères (âge du patient – localisation de la lésion – type de la lésion – délais accident/chirurgie – présence de lésion concomitante), le chirurgien vous indiquera si la lésion est suturable.
En cas de suture méniscale, la rééducation comportera quelques particularités (limitation de l’appui, limitation de la flexion, délais plus long pour la reprise des activités sportives), mais cela permet de conserver l’entièreté de son capital méniscal.
Si la lésion est non suturable, une méniscectomie sera réalisée. Au cours de cette intervention, on enlève uniquement la partie du ménisque qui est abîmée, et qui a donc perdu sa fonction de protection.

Les activités sportives sont déconseillées au moins jusqu’à l’ablation des fils vers le 15e jour post-opératoire.
Une activité sportive légère peut-être reprise à partir du 15e jour (vélo). L’activité sportive ne doit pas être génératrice de douleurs, ni de gonflement.
Une rééducation en kinésithérapie peut vous être prescrite afin de préparer la reprise du sport.
 
La réponse dépend du type de procédure et de l’intensité physique de l’activité professionnelle. Une estimation personnalisée vous sera donnée par votre chirurgien.
De façon schématique, en cas de chirurgie simple (méniscectomie) et de  travail sédentaire, la reprise d’activité peut être envisagée très rapidement (entre trois et six jours environ). Dans d’autres circonstances (suture méniscale – activité professionnelle physique), la durée d’incapacité peut-être beaucoup plus longue.
Mon genou gonfle ?
Le gonflement du genou (épanchement) après l’intervention est tout à fait normal. Le temps de résorption de cet épanchement est variable en fonction du type de pathologie traité, et d’un patient à l’autre. Normalement, le gonflement est modéré, il ne s’accompagne pas de douleurs importantes, et surtout il régresse en quelques jours.
 
Il se peut que le gonflement soit dû à un saignement intra-articulaire (hémarthrose). Cette situation peut être très douloureuse et invalidante pour le patient.
On a la sensation que le genou est « sous pression », les douleurs sont importantes, et cela s’accompagne d’une impotence anormale (marche pénible, usage de cannes  nécessaire).
 
L’autre gonflement « pathologique » possible est dû à l’apparition d’une infection intra-articulaire (arthrite septique).
Cette complication est extrêmement rare après arthroscopie mais peut avoir des conséquences graves pour l’articulation si elle n’est pas dépistée à temps. Le gonflement n’a pas tendance à diminuer au fil des jours, les douleurs sont croissantes. Le genou peut devenir rouge et  chaud. Cela peut s’accompagner de température.
 
Si vous soupçonnez la survenue d’une arthrite septique ou d’une hémathrose, il est impératif de nous contacter sans tarder ou de vous rendre au service d’urgence. Il est demandé de ne jamais prendre d’antibiotiques, avant qu’un prélèvement ait été effectué.
 
 
Les plaies saignent et souillent les pansements?
Il arrive parfois qu’une plaie d’arthroscopie saigne de façon plus importante. Cela n’entraîne strictement aucun danger. Il suffit de changer le pansement et éventuellement de refaire un pansement un peu plus compressif (augmenter l’épaisseur du pansement et placer une bande élastique), garder la jambe surélevée, appliquer de la glace localement.
 
Mon genou fait mal?
L’arthroscopie reste une procédure chirurgicale susceptible de provoquer une douleur postopératoire. Le plus souvent, ces douleurs sont supportables, et diminuent suite à la prise d’antalgiques.
 
Si ces douleurs persistent, ou sont insupportables, il est conseillé de nous contacter pour s’assurer qu’il n’y a pas de complications particulières.